La douleur pendant les rapports sexuels peut avoir de nombreuses causes. Parmi les termes souvent rencontrés, la dyspareunie et la vulvodynie sont parfois confondues, alors qu’elles ne désignent pas exactement la même chose. Comprendre leur différence permet de mieux décrire ses symptômes et d’orienter le dialogue avec un professionnel de santé.
La dyspareunie décrit une douleur associée aux rapports sexuels, tandis que la vulvodynie correspond à une douleur vulvaire persistante depuis au moins trois mois, sans cause clairement identifiable après évaluation médicale. Les deux peuvent toutefois se chevaucher : une vulvodynie déclenchée par le contact ou la pénétration peut se manifester par une douleur pendant les rapports.
Quelle différence entre vulvodynie et dyspareunie ?
Ces deux notions décrivent des situations différentes. La dyspareunie est avant tout un symptôme : une douleur génitale récurrente ou persistante en lien avec les rapports sexuels. La vulvodynie, quant à elle, désigne une douleur située au niveau de la vulve, présente depuis au moins trois mois et pour laquelle aucune cause précise n’a été identifiée malgré une évaluation adaptée.
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Vulvodynie |
Dyspareunie |
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Où se situe la douleur ? |
Au niveau de la vulve, de façon localisée ou plus diffuse. |
À l’entrée du vagin ou plus profondément dans le bassin, selon la cause. |
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Quand apparaît-elle ? |
Spontanément ou lors d’un contact : vêtements serrés, tampon, rapport sexuel, position assise, etc. |
Avant, pendant ou après un rapport sexuel ; souvent lors de la pénétration. |
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Durée / définition |
Douleur vulvaire présente depuis au moins 3 mois sans cause clairement identifiable. |
Durée variable ; le terme décrit une douleur associée à l’activité sexuelle. |
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Causes possibles |
La vulvodynie est retenue lorsque les autres causes de douleur vulvaire ont été recherchées et écartées. |
Sécheresse vaginale, infection, affection dermatologique, tension du plancher pelvien, endométriose ou autre cause gynécologique, entre autres. |
Quels sont les symptômes de la vulvodynie ?
La vulvodynie peut se manifester de différentes façons. La douleur est située au niveau de la vulve et peut être localisée à une zone précise, notamment autour de l’entrée du vagin, ou être plus diffuse. Elle peut être continue, intermittente, spontanée ou provoquée par un contact.
· Sensations possibles : brûlure, picotements, irritation, élancements ou sensation de peau à vif.
· Déclencheurs possibles : pénétration, insertion d’un tampon, vêtements serrés, pression ou position assise prolongée.
· Aspect de la vulve : la douleur peut être importante même lorsqu’aucune rougeur, lésion ou inflammation visible n’est présente.
Quels sont les symptômes de la dyspareunie ?
La dyspareunie correspond à une douleur en lien avec les rapports sexuels. Elle peut être ressentie dès le contact ou la pénétration, être plus profonde dans le vagin ou le bassin, ou persister après le rapport.
· Douleur à l’entrée : brûlure, irritation ou douleur lors de la pénétration.
· Douleur profonde : douleur ressentie plus haut dans le vagin ou le bassin, parfois lors de certaines positions.
· Après le rapport : chez certaines personnes, une gêne ou une douleur peut persister pendant un certain temps après l’activité sexuelle.
Peut-on avoir une vulvodynie et une dyspareunie en même temps ?
Oui. Les deux termes ne s’excluent pas. Par exemple, une personne ayant une vulvodynie provoquée par le contact au niveau de l’entrée vaginale peut ressentir une douleur lors de la pénétration : cette douleur constitue alors une dyspareunie. À l’inverse, toutes les dyspareunies ne sont pas dues à une vulvodynie.
Quelles sont les causes possibles d’une douleur pendant les rapports ?
Une douleur pendant les rapports peut avoir des origines très différentes. Il est donc préférable de ne pas essayer d’en déterminer seul la cause à partir d’un seul symptôme.
· Sécheresse vaginale : elle peut favoriser les frottements et rendre la pénétration douloureuse, notamment lors de certaines périodes hormonales ou avec certains traitements.
· Infections ou irritations : certaines infections vaginales ou urinaires, ainsi que des irritations locales, peuvent entraîner des douleurs.
· Affections vulvaires ou dermatologiques : certaines maladies de la peau ou de la muqueuse vulvaire peuvent provoquer brûlures, démangeaisons ou douleur.
· Plancher pelvien : une contraction excessive ou une mauvaise coordination des muscles du plancher pelvien peut contribuer à la douleur.
· Causes gynécologiques profondes : l’endométriose et d’autres affections gynécologiques peuvent notamment être associées à une douleur profonde pendant les rapports.
Comment le diagnostic est-il posé ?
En cas de douleurs vulvaires persistantes ou de douleurs répétées pendant les rapports, une consultation médicale est recommandée. Le diagnostic repose généralement sur un échange détaillé concernant les symptômes, leur localisation et leurs déclencheurs, ainsi que sur un examen clinique adapté.
Selon la situation, le professionnel de santé peut examiner la vulve et le vagin, rechercher une infection ou une affection dermatologique et évaluer les zones douloureuses, par exemple à l’aide d’un coton-tige. Des examens complémentaires, tels qu’une biopsie, ne sont réalisés que lorsque les symptômes ou l’examen clinique le justifient.
Quels traitements peuvent être proposés ?
La prise en charge dépend de la cause identifiée, de la localisation de la douleur et de son retentissement. Il n’existe pas un traitement unique valable pour toutes les douleurs intimes.
En cas de vulvodynie
La prise en charge est souvent personnalisée et peut associer plusieurs approches. L’objectif est de réduire la douleur et d’améliorer la qualité de vie.
· Soins et mesures locales : adaptation des habitudes pouvant irriter la vulve et, lorsque cela est indiqué, traitements locaux prescrits par un professionnel de santé.
· Kinésithérapie du plancher pelvien : elle peut aider à améliorer la coordination musculaire, favoriser le relâchement de muscles trop contractés et réduire certaines tensions associées à la douleur.
· Traitements médicamenteux : certains médicaments peuvent être proposés au cas par cas lorsque le professionnel de santé les juge adaptés au type de douleur.
· Approche multidisciplinaire : selon les besoins, la prise en charge peut associer gynécologue, kinésithérapeute spécialisé, professionnel de la douleur, psychologue ou sexologue.
En cas de dyspareunie
Le traitement dépend avant tout de la cause. Une sécheresse vaginale, une infection, une affection gynécologique ou une tension excessive du plancher pelvien ne se prennent pas en charge de la même manière.
· Lubrification : un lubrifiant adapté peut réduire les frottements lorsque la sécheresse contribue à la douleur.
· Traitement de la cause : une infection, une affection dermatologique ou une maladie gynécologique nécessite une prise en charge spécifique.
· Kinésithérapie pelvienne : elle peut être utile lorsqu’une tension ou une mauvaise coordination du plancher pelvien participe aux symptômes.
· Accompagnement sexologique ou psychologique : il peut être proposé lorsque la douleur a un retentissement important sur la sexualité, l’anxiété ou la vie de couple.
Quand consulter ?
Une douleur répétée pendant les rapports ou une douleur vulvaire persistante ne doit pas être banalisée. Il est conseillé d’en parler à un médecin, un gynécologue ou un autre professionnel de santé qualifié, en particulier si la douleur dure, s’intensifie, perturbe la vie quotidienne ou s’accompagne d’autres symptômes.
À retenir
La dyspareunie et la vulvodynie peuvent provoquer des douleurs intimes similaires, mais elles ne recouvrent pas la même réalité. La dyspareunie désigne une douleur associée aux rapports sexuels ; la vulvodynie est une douleur vulvaire persistante depuis au moins trois mois, sans cause clairement identifiable. Comme les causes et les traitements possibles sont nombreux, une évaluation médicale est importante pour orienter la prise en charge.
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