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Dyspareunie Douleurs pendant les rapports : votre contraception peut-elle en être la cause ?

Douleurs pendant les rapports : votre contraception peut-elle en être la cause ?

Réponse courte : oui, certaines méthodes contraceptives peuvent parfois favoriser une sécheresse vaginale, modifier la libido ou être associées à des douleurs pelviennes. Mais une douleur pendant les rapports ne doit pas être automatiquement attribuée à la contraception : de nombreuses autres causes sont possibles et un avis médical est recommandé si la douleur persiste, apparaît brutalement ou devient importante.

Les douleurs pendant les rapports sexuels, appelées dyspareunies, peuvent toucher l’entrée du vagin, la vulve ou être ressenties plus profondément dans le bassin. Lorsqu’elles apparaissent après le début ou le changement d’une contraception, il est légitime de se demander s’il existe un lien. Celui-ci est possible dans certaines situations, mais il n’est ni systématique ni toujours direct.

Dans cet article, nous faisons le point sur les contraceptions pouvant parfois contribuer à une gêne intime, les signes qui doivent faire rechercher une autre cause, et les solutions à envisager avec un professionnel de santé.

Une contraception peut influencer le confort sexuel de plusieurs manières. Les méthodes hormonales peuvent, chez certaines personnes, modifier la lubrification ou le désir sexuel. Les dispositifs intra-utérins peuvent quant à eux être associés à des crampes ou à des douleurs pelviennes, surtout dans certaines situations particulières. Toutefois, la dyspareunie possède de nombreuses autres causes possibles : sécheresse vaginale, infection, irritation, affection dermatologique, endométriose, tensions du plancher pelvien, vulvodynie, suites d’un accouchement ou encore facteurs psychosexuels.

Le point essentiel est donc le suivant : une contraception peut être un facteur parmi d’autres, mais une douleur répétée pendant les rapports mérite une véritable évaluation de sa cause.

Quelles contraceptions peuvent parfois être associées à des douleurs ?

La pilule contraceptive

Certaines pilules contraceptives peuvent être associées à une diminution de la lubrification vaginale ou à une modification du désir sexuel chez certaines utilisatrices. Une lubrification insuffisante augmente les frottements et peut provoquer une sensation de brûlure, d’irritation ou de douleur à la pénétration.

Ce lien n’est pas systématique : beaucoup de femmes utilisent une contraception orale sans présenter de sécheresse ni de douleur. Si les symptômes apparaissent après l’introduction ou le changement d’une pilule, il peut être utile d’en parler avec le médecin ou la sage-femme qui suit votre contraception.

Le stérilet au cuivre (DIU au cuivre)

Le DIU au cuivre peut entraîner des règles plus abondantes, plus longues ou plus douloureuses, notamment dans les premiers mois. En revanche, un stérilet correctement positionné n’est pas censé « irriter les parois de l’utérus » pendant les rapports.

Une douleur nouvelle ou importante pendant les rapports chez une personne porteuse d’un DIU mérite cependant une consultation. Le professionnel de santé pourra vérifier sa position et rechercher d’autres causes, en particulier si la douleur s’accompagne de saignements inhabituels, de pertes anormales, de fièvre ou de douleurs pelviennes persistantes.

Le stérilet hormonal (DIU hormonal)

Le DIU hormonal agit principalement localement en libérant un progestatif. La plupart des utilisatrices ne présentent pas de douleur pendant les rapports liée au dispositif lui-même. Comme pour le DIU au cuivre, l’apparition d’une douleur nouvelle, de saignements après les rapports ou d’une gêne inhabituelle doit conduire à vérifier que le dispositif est bien positionné et à rechercher une autre cause éventuelle.

L’implant et les autres contraceptions hormonales

L’implant, l’injection contraceptive, le patch ou l’anneau vaginal modifient également l’environnement hormonal. Selon la méthode et la sensibilité individuelle, certaines personnes peuvent remarquer des changements de libido, de lubrification ou de confort intime. Il est toutefois difficile d’attribuer une dyspareunie à la seule contraception sans éliminer d’autres causes.

Comment savoir si la contraception est réellement en cause ?

Il n’existe pas de test unique permettant d’affirmer qu’une contraception est responsable des douleurs. Le diagnostic repose surtout sur la chronologie des symptômes, leur localisation et l’examen clinique.

Indice à observer

Ce que cela peut suggérer

La douleur apparaît peu après le début ou le changement de contraception

Un lien est possible, surtout s’il existe aussi une sécheresse ou une modification de la libido.

La douleur est uniquement superficielle, avec sensation de brûlure ou de frottement

Une lubrification insuffisante, une irritation ou une douleur vulvaire peut être en cause.

La douleur est profonde dans le bassin

Une cause gynécologique ou pelvienne doit être recherchée ; la contraception n’est qu’une hypothèse parmi d’autres.

La douleur s’accompagne de pertes inhabituelles, de fièvre, de saignements ou d’une douleur aiguë

Une consultation médicale est nécessaire afin d’écarter une infection, un problème gynécologique ou une complication liée au DIU.

Tenir pendant quelques semaines un journal simple des symptômes peut aider : date, type de douleur, intensité, localisation, moment du cycle, utilisation ou non d’un lubrifiant et éventuels autres symptômes. Ces informations peuvent faciliter la discussion avec un professionnel de santé.

Quelles sont les autres causes fréquentes de douleur pendant les rapports ?

Attribuer trop rapidement la douleur à la contraception peut retarder le diagnostic d’une autre cause. Selon que la douleur est située à l’entrée du vagin ou plus profondément, les causes possibles ne sont pas les mêmes.

· Sécheresse vaginale ou lubrification insuffisante, liée notamment aux hormones, à l’allaitement, à la ménopause, à certains médicaments ou à une excitation insuffisante.

· Irritation de la vulve ou du vagin, notamment après l’utilisation de produits parfumés, de douches vaginales ou de produits inadaptés.

· Infection vaginale, urinaire ou sexuellement transmissible.

· Vulvodynie ou vestibulodynie, lorsque la douleur concerne la vulve ou l’entrée du vagin.

· Hypertonie ou mauvaise coordination des muscles du plancher pelvien.

· Endométriose, certaines pathologies ovariennes ou d’autres causes gynécologiques en cas de douleur profonde.

· Suites d’un accouchement, cicatrice, traumatisme ou intervention gynécologique.

· Facteurs émotionnels ou relationnels, qui peuvent entretenir ou majorer la douleur sans signifier que celle-ci est « dans la tête ».

Que faire si votre contraception semble provoquer des douleurs ?

1. Ne pas arrêter sa contraception sans solution de remplacement

Si vous ne souhaitez pas de grossesse, n’arrêtez pas votre contraception sans avoir discuté d’une méthode alternative avec un professionnel de santé. Un changement de contraception peut parfois améliorer les symptômes, mais il doit tenir compte de vos antécédents, de vos préférences et des contre-indications éventuelles.

2. En parler à un médecin, gynécologue ou sage-femme

Une consultation permet de préciser le type de douleur et son origine. Selon les symptômes, le professionnel pourra réaliser un examen gynécologique, rechercher une infection, évaluer la sécheresse vaginale ou le plancher pelvien et, si nécessaire, demander des examens complémentaires.

3. Utiliser un lubrifiant adapté en cas de sécheresse

Un lubrifiant peut réduire les frottements et améliorer le confort pendant les rapports. Les lubrifiants à base d’eau ou de silicone sont généralement adaptés. Si vous utilisez un préservatif en latex, évitez les produits huileux ou à base de corps gras, qui peuvent fragiliser le latex et diminuer l’efficacité du préservatif.

4. Utiliser un hydratant vaginal lorsque la sécheresse est régulière

Contrairement au lubrifiant, utilisé au moment du rapport, un hydratant vaginal est destiné à améliorer le confort de la muqueuse sur une durée plus longue. Choisissez un produit conçu spécifiquement pour la zone intime et demandez conseil à un professionnel en cas de symptômes persistants.

5. Limiter les produits irritants

Les savons parfumés, déodorants intimes, lingettes parfumées et douches vaginales peuvent favoriser l’irritation. Une toilette externe douce avec un produit non parfumé adapté, ou simplement de l’eau selon les besoins, est généralement préférable. Des sous-vêtements confortables et non serrés peuvent également limiter les frottements.

Faut-il changer de contraception en cas de dyspareunie ?

Pas nécessairement. Si la douleur coïncide clairement avec le début d’une méthode contraceptive et qu’aucune autre cause n’est retrouvée, un changement peut être discuté. Il n’existe cependant pas une contraception « idéale » pour toutes les personnes souffrant de dyspareunie.

Le choix doit être individualisé. Passer d’une pilule à un patch, un anneau, un implant ou une méthode non hormonale ne garantit pas la disparition des douleurs. Certaines méthodes peuvent également présenter leurs propres effets indésirables ou contre-indications. La meilleure stratégie est donc de rechercher la cause de la douleur avant de modifier la contraception.

Quand consulter rapidement ?

Demandez un avis médical rapidement si la douleur pendant les rapports est intense, apparaît brutalement ou s’accompagne de l’un des symptômes suivants :

· fièvre ou malaise ;

· douleur pelvienne importante ou persistante ;

· saignement inhabituel, notamment après les rapports ;

· pertes vaginales inhabituelles ou malodorantes ;

· douleur après la pose d’un DIU qui ne s’améliore pas ou réapparaît ;

· suspicion de grossesse malgré une contraception.

FAQ : contraception et douleurs pendant les rapports

La pilule peut-elle provoquer des douleurs pendant les rapports ?

Certaines pilules peuvent, chez certaines personnes, être associées à une diminution de la lubrification ou du désir sexuel. Une sécheresse vaginale peut alors rendre la pénétration inconfortable ou douloureuse. Ce phénomène n’est toutefois pas systématique.

Un stérilet peut-il faire mal pendant les rapports ?

Un DIU correctement positionné ne devrait normalement pas provoquer de douleur pendant les rapports. Une douleur nouvelle, profonde ou accompagnée de saignements justifie une consultation afin de contrôler la position du dispositif et de rechercher une autre cause.

Comment savoir si la douleur vient de la contraception ?

La chronologie est un indice : une douleur apparue après le début ou le changement d’une contraception peut faire évoquer un lien. Mais seule une évaluation médicale permet d’écarter les autres causes fréquentes de dyspareunie.

Quel lubrifiant utiliser en cas de douleur pendant les rapports ?

Un lubrifiant à base d’eau ou de silicone peut aider lorsque la douleur est liée aux frottements ou à une lubrification insuffisante. Avec un préservatif en latex, évitez les lubrifiants huileux.

Faut-il arrêter la contraception si les rapports deviennent douloureux ?

Non, pas sans solution contraceptive de remplacement si vous ne souhaitez pas de grossesse. Parlez-en avec votre médecin, gynécologue ou sage-femme afin d’identifier la cause et d’évaluer l’intérêt d’un changement de méthode.

Solutions de confort intime : quelle place pour les produits Sénéa ?

Lorsque la douleur est liée à une sécheresse vaginale ou à des frottements, certains produits de confort intime peuvent compléter la prise en charge : lubrifiants, hydratants vaginaux ou produits adaptés à la muqueuse intime. Ils ne remplacent toutefois pas la recherche de la cause d’une douleur persistante.

Pour certaines indications spécifiques, des dilatateurs vaginaux peuvent être utilisés dans le cadre d’une prise en charge médicale ou de rééducation, notamment lorsqu’ils sont conseillés par un professionnel de santé. Leur utilisation n’est pas adaptée à toutes les causes de dyspareunie.

En savoir plus sur les solutions Sénéa pour la santé intime : https://www.senea.fr/13549-dilatateurs-vaginaux

À retenir

La contraception peut parfois contribuer à des douleurs pendant les rapports, notamment lorsqu’elle s’accompagne d’une sécheresse vaginale, d’une modification de la libido ou de douleurs pelviennes. Mais la dyspareunie peut avoir de nombreuses autres causes. Une douleur persistante, répétée ou importante ne doit donc pas être banalisée ni attribuée automatiquement à la contraception.

Une consultation auprès d’un médecin, d’un gynécologue ou d’une sage-femme permet d’identifier la cause et d’adapter la prise en charge : changement éventuel de contraception, traitement d’une sécheresse ou d’une infection, rééducation du plancher pelvien ou autre traitement selon le diagnostic.

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